‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 13 sur 307 · SHANGAÏ — LE WANG-POO · texte numérisé non relu

SHANGAÏ — LE WANG-POO

qui est toute jaune. Bientôt, nous quittons le Wang-poo et nous entrons dans la grande rivière. C’est la plus importante de Chine ; elle descend du Thibet, et arrive ici après 3.314 milles, (environ 5000 kil.) de parcours dans le Céleste Empire. La rivière est parsemée de navires de guerre et de grands navires marchands, de toute nationalité. Les mails-steamers anglais et français sont plus grands que les navires de guerre. Un grand nombre de jonques contiennent chacune touie une famille chinoise ; c’est leur maison ; la femme rame aussi bien que le mari. Ces jonques sont en partie couvertes comme les gondoles de Venise, et marchent au moyen d’une longue rame qui pivote au bord du bateau et dont le bout est retenu à la barque par une corde; cette rame est simplement balancée dans l’eau. Sur les petites barques, l’homme se tient assis à l’arrière et de la main il dirige le gouvernail, pendant qu’avec les pieds, il fait marcher deux rames de forme presque européenne.

Comme moyen de transport, à Shangaï, j’ai trouvé quelques voitures avec chevaux; les djinrikisha importés du Japon et une brouette à grande roue, portant aux deux côtés un siége qui sert aux personnes ou aux marchandises. Le conducteur, au lieu de tirer de l’avant, pousse par

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