‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 166 sur 307 · NAVIGATION DANS LES DÉTROITS PE MALACCA · texte numérisé non relu

NAVIGATION DANS LES DÉTROITS PE MALACCA

A peine étais-je arrivé au navire qu’une pluie torrentielle est arrivée, come un déluge; chose habituelle sous l’Equateur ; la température en a été un peu raffraichie. A 2 heures, nous étions en marche. Un Chinois et sa femme se trouvaient dans la cale pour saluer des amis; ils n’ont pas eu le temps de débarquer; le mari se jette à l’eau, on envoie un petit canot à vapeur pour le pêcher mais il replonge, il tient à gagner la terre en nageant au risque de se faire croquer par un requin; sa femme, plus sag», est descendue sur le petit steamer avec le pilote en se laissant glisser le long d’une corde.

La navigation est belle dans le détroit; à droite, la presqu’ile de Malacca, à gauche des bouquets d’ilots bordent la côte de Sumatra ; par leffet du mirage ils paraissent détachés des eaux ; la végétation est partout magnifique. Je parcours le navire pour y voir les hôtes nouveaux; j’aperçois une famille arménienne, marchands de Singapore, avec un garçon et deux fillettes de 10 à 14 ans; il y à aussi un autre Arménien avec sa fille, deux autres individus de race jaune et, sur le pont, des Chinois, des Hindous, des perroquets de toutes couleurs, des chevaux et des fillettes chinoises qui seront vendues à Penang. Il me semble être dans l’arche de Noé; puisse-t-elle me conduire à bon port!

Page 1