EN MER DANS LES DÉTROITS DE MALACCA
Vendredi, 25 Novembre. Rien de particulier, navigation paisible, conversation intressante avec les Arm'niens sur leur pays, sur la Perse qu’ils ont habitée, sur la route du golfe persique à ispahan qu’ils ont faite. en 24 Jours à dos de mulet; conversztion instructive avec d’autres individus qui ont habité Batavia, Sourabaya etc.
Je lis les Journaux de Singapore, je vois qu’on va faire des bank-noles d’un dollar; il n’y a ici d’autre monnaie que le dollar mexicain; impossible de po:ter seulement 200 f. dans sa poche. Une correspondance de Saïgon parle d’un télégraphe qui va relier cette ville à Bankok ; on parle aussi d’une nouvelle compagnie de navigation qui va se former à Marseille pour faire concurrence aux Messageries ; on crie contre les quarantaines établies à Marseille, en Egypte et ailleurs pour les provenances de la mer Rouge. Les pêlerins de la Mecque, comme toujours, ont su y faire naiïtre le choléra. Je n’ai plus de papier, il est 10 heures du soir ; demain matin, au Jour, nous espirons aborder à Penang, bonne nuit ! |
Samedi, 26 Novernbre. A la pointe du jonr nous apercevons les côtes ‘de la presqu'île Malaise couvertes de forêts de cocotiers; les montagnes abondent en forèts de /eak, le chêne
ARRIVÉE A PENANG 193 de ces pays; le bois en est excellent, surtout pour la construction des navires.
Par-ci par-là sont des rangées de pieux pour
la pêche. Deux mâts sortent de j’eau, c’est le.
London Castle qui a coulé, l’an dernier, à la suite d’une collision. Ce grand steamer appar-
tenait à la Castle line qui navigue entre Liver-
pool et la Chine.
A 7 heures, on jette l’ancre devant Penang.
Aussitit les Malais, nus et bronzés, entourent le navire avec de grands bateaux et des sampans; ils grimpent par des cordes comme des singes, ils crient, ils sautent, font un bruit infernal; vraie scène de sauvages. Leurs sampans sont différents de ceux -des Chinois; ils ont, à la proue, une longue pointe et deux pointes à l’arrière, les rames sont üe longues perches portant au bout un disque en bois ou en fer. Faute d’une jetée, de gros bateaux sont nécessaires pour décharger les marchandises. Le port est simplement le bras de mer, large de 2 milles, qui sépare l’île de Penang de la province de Wellesley sur la presqu’ile de Malacca.
On ‘débarque les jeunes Chinoises; j’en compie 25, plus 8 qui ont leur baby sur le dos; elles prennent place dans un des bateaux; elles vont remplir une rangée de maisons qu’un Chinois
w Res PRET tte por Eten ; Aie rx es onrrmsanrn honte pére sé et EE e Se" . rm js à : re = = ù PRE ce xp VA D 2 Vu pe - D grace ES Pre Pc = mie re. . | h — ranrtr rs TT 2 + Kane ure pr BAR TES ir Do he nt MER GS SÉS s à an RE rer SEE A til ER OENUES ù &
Dhs