‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 174 sur 307 · PENANG - LES FRUITS · texte numérisé non relu

PENANG - LES FRUITS

en coupe quelques parcelles qu’on place entre deux feuilles de la forme de celles des müûriers (la plante qui la produit est cultivée ici comme chez nous on cultive les vignes qui grimpent sur des pieux), on y ajoute un peu de chaux, quelques graines de cardémon et de catéchou, on forme avec le tout une boulette qu’on m’invite à mâcher; tous les natifs hommes et femmes l'ont constamment à la bouche. Je me décide à essayer; le goût est acidulé et propre à faire ressentir une sensation de fraicheur, mais sientôt ma langue et mes lèvres sont rouge-écarlate, je crains le même sort pour les dents, je me hâte de jeter ma boulette.

Le popaya est un fruit de la grosseur d’un petit melon, son goût tient du melon et de la banane, ses graines ressemblent au caviar des Russes. Nous avons chez nous, dans nos jardins, l’arbre du popaya, mais il ne donne pas de fruit. La mangoustine est un autre fruit rond, délicieux et fort estimé; la noix muscade vient d’un arbre qui n’est pas de la famiile des palmiers ; je vois de longues aubergines de couleur entiérement verte, le chou des Chinois, et une grande variété de piments plus forts les uns que les autres; les Indiens les réduisent en pâte et en poudre pour assaisonner le riz; ils ajoutent des

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