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| dits À L
PENANG - LES SŒURS DE St-MAUR. 203
à ses paroissiens les conditions pour gagner l’indulgence du Jubilé.
L’ Eglise est vaste et presque tous les bancs sont occupés; je vois des Chinois, des Hindous, des Malais, des Portugais. Après la messe, un ménage chinois vient faire baptiser un bébé; un ménage maiais arrive pour le même but.
Non loin de là, dans l’île, existe une autre chrétienté et une troisième en Wellesley, en tout 2000 Chrétiens. Je passe, au retour ,devant l’établissement des Sœurs de S.-Maur. Elles ont deux pensionnats et un orphelinat, 200 internes et un grand nombre d’externes. Je trouve, là, une sœur de Toulouse, Sœur S'-François, qui a habité Monaco pendant trois ans. Ces bonnes sœurs me donnent un gros fruit de l’arbre à pain et m’expliquent la manière de le préparer : ôter l’ écorce et l’intérieur, tailler en tranches, laisser une demi-ïeure dans l’eau et le sel, faire blanchir, puis frire au beurre. Elles me donnent un autre fruit appelé cœur de bœuf parce qu’il en a la forme; lorsqu'il est mûr, on le mange avec une cuiller, elles me donnent aussi la buonana , nom qui, en malais, signifie le fruit des demoiselles; elles ajoutent un magnifique ananas, un popaya, des noix de bétel, le goyave, espèce de pomme aigrelette, des cannes à sucre, le blim-