INDE - LES ANIMAUX
lorsqu’ils sont poursuivis se sauvent en couranten zig-zag. Il faut un peu de temps à ce reptile pour quitter la ligne droite. Les Seers espèce d’Autruche, les pélicans et mille autres espèces d’oiseaux de toute grandeur et de toute couleur se laissent tellement approcher qu’on lesdirait apprivoisés ; les tigreseux-mêmes, les léopards, sont chers à l’homme des forêts, qui les nourrit et les appelle ses chiens.
Ces bêtes se multiplient à l’infini et Aeviennent gênantes pour l’homme. A Amber près Jeypore dans un château du Maharaja, pour conserver les fruits de quelques grenadiers, on a dû les recouvrir de chiffons ou les enfermer dans un vase de terre et un homme se tenait posté avec arc et flèches pour éloigner les perroquets et les tourterelles. A Baroda un ingénieur italien avait construit et planté pour le Gaekwar un superbe parc; messieurs les singes ne l’aimaient pas et arrachaient tous les jeunes plans; l’ingénieur ne trouva d’ autre remêde que de tirer sur les singes, et on dit à l’oreille du chef de police de ne pas donner cours aux dénonciations qu'on aurait portées sur ce point contre lui. Dans les champs on voit souvent des arbres sur lesquels on a formé une espèce de lit; un homine s’y tient en permanence, claquant du fouet pour éloigner les animaux et préserver la récolte.