INDE — LA JUNGLE
mango, les acacias de toute espèce, les œrenadiers et surtout les bahnians et les lianes qui courent d’un arbre à l’autre, font une jungle presque impénétrable dans laquelle les chacals, les sangliers et plus loin les léopards, les panthères, les tigres et les serpents trouvent leur refuge.
Le bahnian est un arbre bien adapté à ces cimats. Il laisse pendre de ses grandes branches des racines qui viennent à terre et forment comme de nouveaux troncs, de sorte qu’un même arbre couvre souvent i’espace de quelques kilomètres carrés. À Broach, un de ces arores peut abriter à lPüombre une brigade de dix mille hommes.
À la jungle succède une campagne marécageuse ; ici èt là des flaques d’eau où les buffles aiment à se vautrer. Je vois aussi de nombreux troupeaux de bærfs et de vaches ; presque chaque vache a sur so” dos un paddy bird, espèce de petit corbeau qui se tient là en vedette et, lorsque l’insecte que le bœuf déplace en paissant, prend son vol, le coquin d’oiseau en fait sa bouchée. Peu de moutons et d’ânes. Les viilages sont composés de pauvres huttes en feuilles de cocotier où en paille de riz; j'ai vu une de ces cabanes servir de bureau de poste. En Californie, j'avais vu dans la forêt la boîte postale attachée au tronc d’un grand arbre.
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