CHANDERNAGOR — LES ŒUVRES CATHOLIQUES
conduit chez les Sœurs de S'-Joseph de Cluny, qui ont un pensionnat européen et un orphelinat pour les Indiennes. Dans leur chapelle on chante, on donne le Salut, et on finit par une procession à Notre-Dame de Lourdes, qui orne le jardin. La vue de tout ce monde en prière, devant cette grotte illuminée, me rappelle la Roche de Massabielle, devant laquelle le voyageur de la ligne de Tarbes voit sans cesse cierges allumés et foules prosternées.
Un Français, M. Guillon, que j'avais rencontré à Calcutta, m’invite à diner. Je retrouve là M. Hunebelle et quelques autres Français ; on parle de la France, de la Réforme sociale. Au milieu de beaucoup d’erreurs, on voit des intentions droites et de l’honnêteté. À 10 heures, je reviens chez le Père Samp qui aimerait qu’on lui adressât de France un jeune médecin catholique ; il lu: offre 500 francs par mois et la perspective de 1000 à 2000 roupies le mois par la suite. Les riches Hindous payent bien leur médecin. Ils donnent souvent 500 roupies pour une visite; les Européens la payent de 10 à 20 roupies. Je désigne au Père l'Université Catholique de Lille qui fait des médecins, et je prends congé de lui. A 11 heures 1/2 j'étais de retour à la gare en route pour Bénarès.