TIEN-TSIN :- LE CONSUL DE FRANCE
S.-Vincent de Paul ei les orphelines furent massacrés. À peine arrivé, je mettrai cette lettre à la poste pour qu’elle ne souffre pas de retard. Nous ferons en sorte de partir aujourd’hui pour Pékin, si c’est possible.
Il est donc bien difficile à atteindre ce fameux Pékin!
Dans la mer jaune, 31 Octobre 1881.
J’ai le journal de 15 jours à t’envoyer, mais je ne trouve pas le temps pour le rédiger ; j’ai vu et appris tant de choses, durant mon séjour à Pékin, qu’il doit nécessairement être un peu long. Je comptais sur les quelques jours de mer pour écrire, mais une affreuse tempête dans le golfe du Pe-chi-li, m’a fortement éprouvé et a prolongé de 36 heures notre voyage.
Aujourd’hui, la mer est calme et, malgré la lourdeur de la tête, je prends la plume pour essayer de tracer ici ce que j’ai remarqué et ce qui m'est arrivé depuis le 14 courant.
Mon dernier journal, en effet, était daté de Tientsin, 14octobre. À peine débarqué, je me rends avec M. Cotteau chez le Consul de France. C’était midi; M. Dillon, homme d’élite sous tous les rapports, nous accueille avec bonté et envoie son petit
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