‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 211 sur 307 · INDE — IRRIGATION — MONNAIE · texte numérisé non relu

INDE — IRRIGATION — MONNAIE

qu'ici le soleil, lorsque l’eau manque, brûle toute végétation. Aux bords des rivières on arrose en déviant un filet d’eau, mais aux bords des canaux l’Hindou n’a pas toujours l’argent pour payer l’abonnement.

En général il fait àes puits d’où il tire l’eau au moyen de mille sortes de trébuchets depuis le plus primitif, consistant en un levier qui porte le seau d’un côté et une pierre de l’autre, jusqu’au noria à seaux de cuir ou de terre cuite. Le plus souvent il emploie le Bœuf pour l’irrigation. Une grande poche de cuir pouvant contenir une centaine de litres est descendue dans le puits au moyen d’une corde qui glisse sur une poulie, et remontée par une paire de bœufs qui attelésau bout de la corde descend un plan incliné, creusé quelquefois dans la terre, etun homme vide la poche de cuir dans un creux d’où elle passe par des rigoles dans le blé ou autres récoltes à arroser.

Monnaie. — J’oubliais de dire un mot de la monnaie indienne. L’Angleterre n’a pas imposé sa livre sterling; elle a conservé la monnaie du pays la Roupie. Cette monnaie d’argent, de la grosseur d’un Florin d'Autriche, frappée à Calcutta par le gouvernement des Indes, vaut 2 schelling, ou f. 2. 50 ; mais en ce moment le taux

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