‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 245 sur 307 · AHMEDABAD — LES ÉCUREUILS · texte numérisé non relu

AHMEDABAD — LES ÉCUREUILS

Le lundi, 19 décembre , toute la journée se passe en chemin de fer ; à mesure que nous revenons vers la zône torride, les villages de boue disparaissent pour faire place aux cabanes de paille ou de feuilles d’arbres. Les gens sont nus et la végétation tropicale.

Nous passons à la station de Mount Aboo; de là, en 6 heures de cheval, on atteint dans les montagnes ce Sanilarium renommé.

Nous quittons le Rajpootana pour entrer dans le Guzerat, On y trouve d’autres types et d’énormes turbans. La route est bordée de Seers, espêce d’autruche, de pélicans et de singes.

Sur les arbres les paysans forment un petit lit où ils se tiennent avec un fouet pour éloigner des récoltes tous ces bipêdes plus ou moins sacrés.

Vers le soir j'arrive à Ahmedabad. Cette ville est sous la domination directe des Anglais, depuis 1818. Elle a été bâtie en 1412 par Ahmed Shah ; ses murailles ont 6 milles de long. Elle compte 118 mille habitants, mais n’a pas d’hôtel. A la gare on me loge sous une tente et j’y passe la nuit. À peine avais-je pris le sommeil que J'entends le bruit d’un animal ; je songe d’abord aux serpents, puis Je m’aperçois que J’ai à faire à ce coquin d’écureuil qui a son domicile partout. Le bruit des groupes qui stationnent

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