‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 247 sur 307 · AHMEDABAD — LES PRISONS · texte numérisé non relu

AHMEDABAD — LES PRISONS

rinthe de piliers qui soutiennent les voûtes ou des terrasses; on en compte 360; c’est d’un effet singulier, mais je doute que tous les spectateurs puissent voir ou entendre le prédicateur lorsqu'ilparle desa chaire. Dans les galeries destinées aux femmes je ne trouve qu’un grand nombre de chauve-souris. Du haut de la toiture en terrasse je domine l’ensemble de la ville.

Près de là on me montre quelques autres Mosquées et tombeaux plus ou moins sculptés, plus ou moins en ruines, puis je vais à la forteresse, transformée en prison. Un des employés a la bonté de me conduire partout. Je trouve là 400 prisonniers. Les condamnés à vie sont transférés aux iles Adaman dans le golfe de Bengaie. Les condamnés à 2 ans et au dessous travaillent dans les rues et les jardins publics ; les autres sont occupés dans la prison à différents métiers ; j’ai vu les forgerons, les tisserands, les fabricants de paniers et autres objets en jonc, ceux qui teignent le fil de coton et qui font les cordes avec les fils de coco, les charpentiers, les é“bénistes , etc.

On fait surtout de beaux tapis en coton qu’on vend 50 centimes le pied carré. Un Américain venait d’en commander une centaine. On les tisse à la main et on les fait d’une seule pièce

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