BANDORA — LA MESSE DE MINUIT
de minuit dans sa chapelle et m’offre un gîte pour la nuit. Je me rappelle les Messes de minuit auxquelles j’assistais habituellement dans la chapelle de Don Bosco, à Nice, et j'accepte.
Je trouve à l’orphelinat 120 garçons occupés à divers métiers ; la maison a un rez-de-chaussée et 2 étages avec une seule salle par étage :
celle du rez-de-chaussée sert de chapelle; au 1° sont les classes, au plus haut le dortoir ; les enfants couchent par terre enveloppés d’une couverture à la manière des Hindous.
Après la collation, je prends mon repos; à minuit je descends à la chapelle déjà occupée pas les chrétiens indigènes accroupis à terre ; les femmes sont habillées de blanc. Au Gloria que les élêves chantent en musique, les pétards partent de tous côtés, les cloches sonnent, c’est émouvant... Après un sermon en langue hindoustane auquel je ne comprends rien, je regagne mon lit et, le matin à 6h. j’assiste à la messe de communion. L’Eglise était encore pleine; mais cette fois le plus grand nombre étaient des familles européennes, ou eurasiennes. Beaucoup de nég'ociants de Bombay habitent Bandora. Les femmes indiennes avaient chacune un ou deux bébés qui gesticulaient , gambadaient , criaient, et chantaient à leur manière les louanges du Seigneur.