‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 264 sur 307 · BARODA — LE DURBAR D’INVESTITURE · texte numérisé non relu

BARODA — LE DURBAR D’INVESTITURE

à sa gauche, M. Melwill, le régent anglais. Les princes et les Grands de l’Inde, dans leurs riches costumes indiens ruisselants de diamants et de pierreries, couverts d’étoffes d’or et d’argent, occupaient le côté droit ; quelques-uns portaient aux doigts des pieds nus de riches bagues, et aux oreilles de longues rangées de perles. Au côté gauche étaient les Européens en costumes civils et militaires.

Les dames indiennes € européennes se tenaient au fond, derrière de légères nattes transparentes. On pouvait, par quelques points mal fermés, voir les riches parures que la reine-mêre, la jeune reine, et les autres dames hindoues portaient au cou, aux nez, aux oreilles, aux bras, et aux pieds ; on voyait aux doigts des pieds nus de riches brillants et aux chevilles de grands bracelets. J’aperçois partout de vénérables figures de satrapes, de jeunes guerriers, dé paisibles magistrats : c’est une apparition des Cours des Darius et dus Xercés.

Après les discours de circonstance prononcés en anglais et traduits en mahratta, sont venus les dons : diamants, bijoux, ricues étoffes du Cachemire portés sur des plateaux par des domestiques aux grands turbans rouges, bleus, blancs et dorés, puis chacun des assistants a reçu un grand

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