‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 265 sur 307 · BARODA — LE CAMP · texte numérisé non relu

BARODA — LE CAMP

collier de fleurs : les couronnes de chrysanthème étaient entrelacées de fils d’or, et parfumées à l’essence de rose. On à offert aussi la ligendaire feuille de noix de bätel repliée dans une feuille d’or. Des cypaies de plusieurs régiments, les uns à pied, les autres à cheval, étaient rangés dans toutes les rues et faisaient la haie pour permettre le passage des voitures ; les musiques militaires, quoique composées d’Hindous, ont fait entendre de belles mélodies, et le God save the Queen. On voit partout lumières, arcs de triomphe, guirlandes de fleurs ei de verdure, et un demi-million d’Hindous plus où moins noirs ou bronzés, venus de toutes les parties de l'Inde. Le chemin de fer ne leur coûte pas cher ; en 4° ils payent un anna (2 sous 12) d’une gare à l’autre : il est vrai qu’ils sont souvent parqués dans des wagons à deux étages, mais ces wagons ont double toiture, abat-jour et vitres bleues pour atténuer les rayons du soleil.

A une heure, le Gouverneur a tenu Levee où réception, et les invités sont allés dans sa tente s’incliner devant lui. On a improvisé une ville de tentes en rase campagne pour les hôtes, el c’est d’une de ces tentes que Je vous trace ces

lignes à la hâte dans l’intervalle des fêtes. Les

tentes sont três-confortables ; elles sont grandes

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