L'ARENA
et il dépendra de vous, en marchant à travers les épreuves de la vie, de décider, si vous voulez bâtir sur ce fondement le magnifique édifice d’une vie pure et noble, ou bien si vous voulez laisser ses pierres nues, ou les couvrir avec la boue d’une existence abaissée. » ( Applaudissements ).
Des esprits chagrins ou jaloux trouveront peutêtre que j’exagère ici le mérite des Anglais, et que je laisse de côté les points faibles. Je sais bien que la perfection n’est pas de ce monde ; mais pour moi, je trouve qu’il est préférable de laisser le mal de côté et de prendre pour son profit le bien partout où on peut le trouver. L’abeille ne cueille que le bon suc sur chaque fleur, et en bâtit sa cellule, et en forme son miel !
P. S. — Je reviens de l’Arena, et il me reste un quart d’heure pour tracer un petit compterendu de ce que j’y ai vu. A un des bouts de la ville se trouve un enclos d’environ 100 mètres de long sur 50 de large, entouré de murs et de terrasses; ces terrasses sont garnies de spectateurs entassés les uns sur les autres ; les toitures des maisons , les arbres sont couverts de curieux. À 4 h. 1/2,le Maharaja arrive avec sa suite et prend place dans la loge où se trouvent les Européens ; aussitôt la représentation commence :
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