‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 293 sur 307 · LES PÉLERINAGES MUSULMANS-LES SACRIFICES · texte numérisé non relu

LES PÉLERINAGES MUSULMANS-LES SACRIFICES

signalé la cause du mal et on a institué une Comuwuission sanitaire internationale qui a son siége à Constantinople et en Egypte. Cette Commission a décrété certaines mesures hygiéniques qui doivent être remplies à la Mecque durant le pèlerinage. Les chairs doivent être enterrées et le Sultan paye tous les ans mille livres turques (23 m. f.) pour la propreté de la ville. Chaque pêlerin, en débarquant à Jedda; doit donner une roupie (f. 2, 20) pour les frais sanitaires. Il est défendu aux Chrétiens d’approcher à plus de 7 à 8 lieues de la Mecque. Il manque donc un contrôle sérieux pour savoir si les mesures décrétées par la Commission sanitaire, sont observées. On sait cepeudant, qu'une partie de l’argent perçu des pèlerins, dont le montant varie de 100 à 450 mille f. l’an, est absorbé par les appointements des employés sanitaires de Jedda; le surplus est envoyé à Constantinople. Quant aux mille livres allouées par la Porte elles sont employées, en grande partie, au nettoyage des rues de la Mecque et ce qui reste suffit à peine à payer quelques hommes pour enterrer, en trois jours, les corps de centaines de mille bêtes; les quelques puits creusés à l’avance sont bientôt pleins ; la chaux manque et le plus souvent les sacrifices se font loin des puits. La plupart des bêtes pourrissent donc

Page 1