SHANGAÏ - &ES COMMERÇANTS
Je fais une visite aux Pêres Lazaristes qui ont ici une Procure. Le procureur, le Pêre Meugnot, m’accueille avec beaucoup de bonté ; nous avons des connaissances communes en France.
Je me rends ensuite aux principales maisons de commerce, pour lesquelles j’apportais des lettres de recommandation. Monsieur Bell me retient à diner et me présente à sa femme et à deux autres messieurs, dont l’un, M. Fearon, est le frère de Madame Frazer, jeune épouse avec laquelle je m’étais trouvé, durant le trajet de San-Francisco à Yokohama. Madame Bell a ici un garçon de 4 ans, et 4 autres en éducation à Londres. Elle est à Shangaï depuis treize ans, mais, chaque 3 ou 4 ans, elle va revoir ses parents en Angleterre. Elle fait les honneurs de sa maison avec une grâce charmante. Le diner et le service sont princiers; par là les commerçants se dédommagent un peu de la triste situation qu’ils subissent au milieu de la saleté chinoise. Les Français, ici, comme presque partout à l'étranger, sont la plupart coiffeurs, boulangers, cuisiniers, hôteliers et presque tous communards; les quelques-uns qui font exception, rougissent, malheureusement, de se dire français.
Le Pêre Tournade me conduit en voiture à Zi-ga- Way, à 10 kilomètres dans la campagne. La route
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