DE MESSINE A NAPLES
Il est nuit close quand nous passons devant Reggio. Nous pouvons distinguer aux lignes des reverbères à gaz, les quais et les rues, puis à 8 heures, nous entrons dans le port de Messine. Aussitôt que le Docteur du bord revient avec la permission de débarquer, Je vais à terre et cours au télégraphe. Après une excursion en ville, j'entre dans un café et je lis dans un journal une dépêche annonçant la mort de Malaussèna, notre ancien maire. Paix à son âme!
A 10 h. du soir, je reviens au navire et ce matin à 10 h. je retourne à terre pour prendre de l’argent à la banque et visiter diverses œuvres catholiques. A midi, je me retrouve à bord. Des musiciens jouent du violon et de la guitare; officiers et passagers dansent joyeux. À midi 1/2 nous sommes en route.
La côte est toujours sous nos yeux. À droite le terrible Scylla, à gauche Carybde, puis 1es villages et les villes. Au loin le mont Stromboli qui envoie dans les nues, sa fumée volcanique, et plus loin encoré le mont Vo/can qui brûle sans cesse; puis les îles Eoliennes. La mer est calme comme au mois d’août, le soleil assez fort pour réclamer l’ombrelle. Trois Français sont montés à bord à Messine; l’un d’eux est venu pour acheter du vin et il a trouvé ‘ei les
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