PÉKIN — LE LOCAL DES GRANDS EXAMENS
Missionnaires et les Sœurs y prennent la fièvre typhoide, mais les médecins chinois ?* guerissent facilement avec un sudorifique qu’il serait utile d’importer en Europe. Les magasins de tabac, de thé et de meubles de mariage sont souvent bien ornés et ont la façade dorée ; ces façades sont des grillages en bois assez bien travaillés, sur lesquels on colle du papier qui laisse passer le jour. Les maisons particulières sont dans des ruelles et toujours entourées de murs.
En descendant de l’Observatoire, nous visitons, toujours moyennant pourboire aux gardiens, l’endroit où les étudiants de toute la Chine viennent, chaque 3 ans, subir leurs examens. C’est un vaste emplacement clos de mur, dans lequel sont allignées des rangées de petites cellules ouvertes d’un côté ; il y en a 13 mille. Chaque étudiant occupe la sienne pendant le nombre de jours fixés pour les compositions. On dit que pour cela ils ont une semaine ; ils sont surveillés pour empêcher qu’ils communiquent avec les voisins.
Nous nous dirigeons, ? une heure de distance, au temple des Lames. Pendant que Barthélemy entre avec M. Cotteau, le portier me saisit par les vôtements et veut me retenir ; j’avance en l’entrainant et lui fais signe de parler à l’interprète ; je n’ose le battre, crainte d’un tumulte,