PÉKIN — LE PÉ-TANG
18 Octobre 1881.
Je visite l’établissement du Pé-tang. Il est situé dans la ville royale ; le terrain en fut donné au 18° siècle aux Jésuites par l’empereur Kan-si qui avait été guéri par un des Pères.
Du haut des tours de l’église, on pourrait voir les jardins du palais impérial qui est tout près, mais de ce côté on a doublé la hauteur du mur. Les Pères Lazaristes ont au Pé-tang un petit séminaire avec 90 élèves chinoïs, un séminaire et des écoles. Les Sœurs soignent 400 filles et petits garçons de tout âge, à partir des nouveau-nés qu’on leur apporte tous les jours; elles ont aussi un externat, un pensionnat, et une pharmacie qui leur permet de soigner, tous les jours, un grand nombre de Chinois qui viennent frapper à leur porte.
J’ai été heureux de retrouver là une Niçoise, la sœur Verani, omi a été bien contente de pouvoir encore une fois causer de Nice et de ses parents qu’elle n’a pas vus depuis 35 ans. Les Pères Lazaristes ont, au Pi-tang, une magnifique bibliothèque contenant les ouvrages les plus précieux des anciens Pères Jésuites de Pékin, et un beau Musée d’histoire naturelle riche surtout en oiseaux de Chine, découverts par le Père David; les Chinois viennent journellement le visiter.
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