‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 47 sur 307 · PÉKIN — LA FAMILLE IMPÉRIALE · texte numérisé non relu

PÉKIN — LA FAMILLE IMPÉRIALE

prince, ou Tsi-ié, père de l’empereur actuel était généralissime des troupes jusqu’en 1875, mais après l’avénement de son fils au trône, la loi chinoise l’a obligé à démissionner, car, comme père il ne pouvait prendre les ordres de son fils, et comme sujet, il était tenu à lui obéir. Le 7° prince est celui qui intrigue avec la Si-taé-ho, ou 2° impératrice. Ceïle-ci vient d’avoir une grande maladie dont elle est guérie: tout le monde sait que c’était une maladie de 9 mois, et que l’enfant qu’elle vient d”’ avoir est le fils du 7° prince. Pour prolonger la régence, on renouvellera peut-être le tour qu’on a joué à Toungdjé; on lui fera adopter l’enfant qui vient de naître et on l’expédiera dans l’autre monde d’une manière ou d’une autre.

Les médecins, ayant ordonné à l’ Impératrice du lait de femme durant la maladie, 60 nourrices avaient été choisies dans tout l’Empire pour être à sa disposition. Cette femme intrigante, voulant témoigner sa satisfaction au 7° prince, pensa lui envoyer en cadeau de magnifiq'es objets du palais impérial ; mais, attendu que la loi défend de rien en sortir , le mandarin, chargé de la garde de la porte, arrêta les porteurs de ces objets. La loi était précise; le mandarin avait % fait son devoir, on ne pouvait le punir; mais la

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