ZI-GA-WAY — LES ORPHELINES
Nous passons au compartiment des filles. Elles sont 400 confiées à la direction des Sœurs Auxiliatrices de Notre-Dame du Purgatoire. Elles ont un pensionnat qui compte cent élèves dont quelques unes encore paiennes. Les parents viennent vers l’âge de 7 ans leur plier et casser les 4 petits doigts des pieds, ne laissant libre que l’orteil; et ils leur serrent les pieds de manière à les empêcher de croître. Une femme sans les petits pieds ne trouve pas à se marier. Ces pauvres enfants souffrent, pâlissent, contractent des plaies, des maladies, et quelques fois elles en meurent; en tous cas, elles restent estropiées pour la vie et marchent comme des canards.
Les orphelines sont exemptes de ce martyre.
Les filles s'occupent de divers métiers, mais elles sont plus spécialement vouées au travail du coton. Elles l’égrennent, le cardent, le filent et le tissent. Elles font aussi de belles broderies de soie. I n’y à pas de travail difficile ou compliqué, qu’elles n’arrivent à imiter parfaitement ; mais si on ne les prévient, elles copient aussi bien le défaut qui pourrait se trouver au modèle.
Les Sœurs auxiliatrices ont déjà plusieurs no-
vices chinoises ; les Carmél'tes en ont deux ;,
les Sœurs de Saint-Vincent de Paul ont deux professes.
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