LA VILLE DE CHANG-PING-CHOW
alliés ont pillé le palais et les mandarins l’ont brûlé. Ils ne pouvaient pas dire à l’ Empereur qu’ils avaient laissé piller, ils ont voulu pouvoir dire au Fils du Ciel que les dégâts était produits par le feu du Ciel.
— Sur la colline artificielle, j’ai de la peine à sortir des jujubiers sauvages ; les épines emportent quelques morceaux de mon pantalon. Je continue ma route, et après 40 kilomètres, à 7 heures du soir, j'arrive au village de Sha-ho où je soupe et m’endors assez fatigué. Je n’ai pour nourriture que le peu de provisions apportées du Pé-tang, et pour lit, que les briques de la couche chinoise. À 3 heures 1/2, on me réveille ; la lune brille au firmament ; à 4 heures nous partons.
— AÀGh. le soleil se lève radieux et nous arrivons à la ville de Chang-ping-chow. Elle est entourée d’une haute muraille en ruine et devait contenir une nombreuse population; mais on cultive maintenant les choux dans son enceinte, et elle compte à peine 3,000 habitants, ou trois mille vies, comme disent les Chinois. Au milieu de la ville, selon l’habitude indigène, se dresse une haute et grande tour carrée qui a vu bien des siècles. Nous parcourons la rue principale. Les habitants se mettent partout au travail. Au marché je
css taishs
rs ee