TOMBEAUX DES MINGS - AVENUE :'ES MONOLITHES
vois avec plaisir nos poivrons ou piments, que je n'avais pas revus depuis l’Europe. Après une heure nous arrivons à l’autre porte où nous trouvons deux bourriquets plus petits que nous, pour nous porter; mais avant de partir pour les Tombeaux des Mings, je sors mes provisions pour un rapide déjeuner. Comme à Wan-shou-shan, tous les habitants accourent et je suis obligé de manger au milieu d’un cercle de badauds. Plusieurs sortent d’une maison voisine et sont déguenillés ; on me dit que c’est la maison des pauvres, que le gouvernement tient à la disposition de ceux qui n’ont pas de logement.
Enfin, nous montons sur nos bourriquets qui plient le dos sous le lourd fardeau et nous voilà trottant vers les tombeaux des Mings à 29 lis de distance (12 kil. 1/2) vers la montagne.
Nous suivons une route large de 5 ou 6 métres et dallée en grosses pierres de marbre; mais, comme toujours, elle n’a pas été réparée depuis des siècles et les trous et les crevasses y abondent. Nous voyons sur la route des arcs, des colonnes de marbre, des ponts de marbre écroulés ou encore debout, et l’avenue commence enfin à se peupler à droite et à gauche d'animaux et de personnages de marbre: c’est l'avenue des Monolites. Nous voyons alignés sur la route, des deux côtés, 4 lions, puis 4
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