‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 83 sur 307 · CHANG-PING-CHOW · texte numérisé non relu

CHANG-PING-CHOW

le charretier font bombance ; mais moi, exténué par les sursauts de la voiture du matin, et par 168 60 kiomètres faits à âne ou à cheval, je peux à peine prendre un peu de nourriture et je m’étends sur les briques de la dure couche chinoise. Mon repos ne sera pas long : 1l nous reste pour demain de 60 à 70 kilom. à faire pour rejoindre Pékin, et il faut y arriver de bonne heure, car les portes ferment au soleil couchant. A 2 h. 1/2 du matin, j’éveille mon monde qui dort pronfondément ; le charretier est de mauvaise humeur et nous ne partons qu’ à 3 h. 1/2.

Durant une heure et demie, nous marchons à pied le long du lit désséché de la rivière; la charrette à de la peine à s’y frayer un passage, et elle aurait dégringolé mille fois sans le secours de la lanterne ; toujours même procession de chameaux et de moutons. À la pointe du jour, à 6 heures, nous voici de nouveau sous les murs de Chang-ping-chow, que nous traversons pour prendre à l’autre bout, au pied de la muraille, un peu de nourriture à la hâte. Nous obliquons à gauche, et à 10 h., nous arrivons au village de Tang-shan, station d’eau minérale avec bain impérial, Moyennant sapèques, nous obtenons l'entrée de l’enclos des bains. Nous tr°versons un ancien parc couvert de ronces et d’épines,

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