LA POSTE CHINOISE
Sibérie: il leur faut 5 jours pour traverser les montagnes, 20 ou 30 jours pour arriver à Kia-ta, frontière de la Russie. Ces chameaux sont les plus grands que j’aie jamais vus : ils sont tous attachés à une corde qui leur traverse le nez et qui est liée au chameau préc‘dent, en sorte qu’un seul conducteur peut en diriger plusieurs. Ils portent sur leur dos à deux bosses trois petites caisses qu’on dit très-lourdes, parce que le thé qui est de qualité inférieure, et destiné au peuple russe, est comprimé de telle sorte qu’il a la forme, la densité et le poids des briques de terre. Nous rencontrons aussi sur notre route un mandarin voyageant en chaise, et d'innombrables troupeaux de magnifiques moutons qui viennent de la Mongolie alimenter le marché de Pékin. Nous apercevons un cavalier qui pousse sa mule au trot à travers des rochers, dans des chemins de chèvres : c’est le courrier de Pékin ; dans 4 heures, il cèdera les lettres à un autre; lIà, où les bûtes ne peuvent passer, c’est un piéton qui prend le paquet et le porte en courant, pour le céder, une heure après, à un autre picton ou cavalier. La poste rapide à des relais beaucoup plus fréquents que la poste ordinaire.
— Enfin, apres beaucoup de peine, à nuit close, nous arrivons à Nan-how. Mon Barthélemy et