PÉKIN — LES VEILLEURS DE NUIT
espace de terrain, au détriment de l’agriculture. Parfois on permet aux pauvres de cultiver entre les tombeaux. Les riches Chinois ont aussi | emprunté aux habitudes chrétiennes, et donnent quelquefois en aumône des vêtements et des vivres, et le produit de certains terrains qu’ils livrent aux pauvres pour la culture.
Nous arrivons à Pékin avant la fermeture des | portes, et nous passons sous la tour de la cloche qui sonne au coucher du soleil. Aux quatre coins de la tour le tambour se fait entendre, et annonce aux veilleurs de nuit que l’heure de leur besogne est arrivée: ceux-ci sortent munis de deux . petits morceaux de bois, et parcourent toute la nuit le district qui leur est assigné, en frappant ces bois l’un contre l’autre; il faut longtemps pour s’ habituer à dormir avec un pareil bruit, Cette institution est répandue jusque dans les moindres villages. À Pékin, ces pauvres veilleurs reçoivent un peu deriz et3 fr. 50 par mois pour | | passer ainsi toutes leurs nuits. | | — Enfin, à7 h. j'arrive au Pé-tang, les os bri-
sés et exténué de fatigue. Je n’y retrouve plus
mon bon Père Favier: il est allé dans le nord, à 3 \ Jours de distance, prècher une retraite à une chrétienté des montagnes ; mais il a laissé un suppléant en la personne du Père Prévost.
n Tor
Sare
fe
cit GS RS EHESS
ani ariensé ei