PÉKIN — L'ORPHELINAT. 99 | LE
| Le matin, je me rends au cimetière portugais, RL : Î accompagné par un catéchiste chinois. Sur ma rou- an | 4 te, je vois démolir quelques maisons pour amé- l: IA t $ liorer la voie, à l’occasion du convoi des funérailles Li HU - | de l’ Impératrice; Je vois aussi la femme d’un b | Li SN | mandarin en charrette. Une servante, assise sur | Hi
Ë le brancard, chasse la poussière pour en nréser- : s ver sa maitresse, deux hommes à cheval escortent, Li e l à droite et à gauche, l’insigne promeneuse à la | | | ff LS face poudrée, aux lèvres fardées et portant de a | Li | jolies fleurs artificielles dans les cheveux. Mon | 1 SR r | catéchiste parlait un peu latin et pouvait me | X + donner quelques renseignements.
a : Après une heure de marche à travers la ville t | et la campagne, nous arrivons devant une grande À noria : une vingtaine d’enfants poussaient les te manivelles qui, donnant le mouvement à une roue >S perpendiculaire, soulevaient les seaux de bois s : et les versaient dans la rigole qui allait arroser r | les légumes. À côté, quatre autres jeunes gens
tournaient chacun, au moyen d’un bâton, un cy- > : lindre qui, en roulant une corde, tirait du puits
s un gros seau déversé aussi dans les rigoles. 3 Les Pères cultivent en cet endroit l’excellent e chou chinois, et beaucoup de primeurs dans des n caisses de terre recouvertes de châssis de verre
ou de nattes.
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