TUNG-CHOW
À 11 heures, après avoir pris congé de nos aimables hôtes, nous nous mettons en route.
Bientôt, au sortir de la ville, nous sommes suivis d’une douzaine de Chinois et d’un Coréen qui trottent aussi dans la même direction ; nos ânes pris d’émulation font des prodiges et à 4 heures, nous arrivons à Tung-Chow au moment où défile un grand cortége de mariage.
La rue principale est obstruée de curieux et de musiciens , de porteurs de lanternes et de drapeaux au milieu desquels s°’ élève la chaise dorée qui porte l’ épouse: nous sommes forcés de prendre une rue de traverse pour atteindre le quai d’embarquement au point convenu avec Barthélemy. Nous avions expédié celui-ci avec nos bagages, le matin à 7 heures, pour qu’il vint arrêter une jonque ; nous ne le trouvons pas, et il nous est impossible de nous faire comprendre. La ville est grande, elle contient plus de 400 mille habitants ; le quai est d’une longeur interminable, où irons-nous trouver notre Barthélemy ? Nous étions fort en peine, lorsque nous le voyons déboucher par une rue: nous sommes sauvés.
C’est à Tung-Chow que les armées alliées, en 1860, envoyèrent à l’armée chinoise une vingtaine de parlementaires: ceux-ci, contrairement au droit
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