TIRN-TSIN — LA PAGODE DES TRAITÉS
tographier. Je viens au secours de M. Cotteau, et l’aide à se relever, à reprendre son casque et sa voiture. Nous parcourons la partie des Concessions non bâtie : on rencontre des flaques d’eau partout et de nombreux canards sauvages qui ne demandent qu’ à être tués et mangés. Nous arrivons sur un mur en terre élevé de 3 ou 6 mètres et entouré d’un fossé plein d’eau. Ce talus à 10 lieues de circuit ; il a été construit pour protéger la ville contre les Taé-pings. fl est assez large pour que nos voitures puissent y passer sans danger. De ce point élevé nous Jjouissons d’une belle vue sur la campagne, sur les Concessions françaises et anglaises et sur la ville chinoise. M. Cotteau marche en tête et court un autre danger : des soldats chinois tirent à la cible contre l’une des extrémités du rempart, quelques balles envoyées trop haut sifilent à ses oreilles. Nous arrivons à la Pagode des Traités, ainsi nommée, parce qu’on y signa les traités avec les Puissances en 1861. Le pauvre M. Cotteau est encore menacé de mort : il regardait, la tête en l’air, la grosse cloche que M. Krupp le fameux fondeur de canons a envoyée au vice-roi du Chili, lorsque tout à coup le battant s’ébranle et, poussé par un ressort, frappe fortement à la cloche rasant la tôte du pauvre touriste.
dm st À dm Lt