‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 101 sur 210 · LES DESPERADOS · texte numérisé non relu

LES DESPERADOS

des pièces &’argent, et on la sème dans les divers endroits que l’expert doit parcourir ; celui-

ci, trouvant une forte dose du précieux métal, | l croit la mine riche, la Compaguie, sur son UE. rapport, la paie bien, et le tour est joué. | J’ai trouvé à Salt-Lake un nommé Marion, fils Il d’un paysan de l’Orne, venu ici, il y a vingt |

ans. Il débuta par conduire le Freight, transport D

des marchandises, par char à bœufs, à travers la vaste prairie. Ses voyages duraient des mois

et des années, mais il était bien payé, et il a | u pu amasser de l’argent, parce qu’il avait de e l’ordre et du bon sens. IL nous a entretenus ; e; longtemps sur les aventures fort émouvantes de ; d ses voyages sur les frontières du Mexique. Dans | e! une de ces circonstances, il fut pris par un des- ls perado (brigand), qui allait le tuer, lorsque d’au- : À tres desperados lui persuadèrent de le laisser Œ vivre: un d’entre eux, dans une station de la | al grande-prairie, avait eu autrefois la vie sauvée |

par Marion, à l’occasion d’un vol suivi d’assas- | je sinat. Marion, étant chef du jury, s’était mis du di côté de la non culpabilité, et avait donné la vie L à ce brigand qui, dans cette occasion, la lui q rendit. Ce nid de brigands, posté sur la route, ne comptait huit assassins et une femme. Dans trois m

mois, ils avaient tué et dévalisé cinq cents de

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