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452 St-FRANCISCO — LES CONGRÉGATIONS.
huit ou dix jJoursf , puis je continuerai ma route vers Yokohama, où je serai à mi-chemin de mon voyage. Espérons que Dieu qui m’a gardé jusqu’à présent, me gardera jusqu’à la fin. Perdu dans cette gorge, je suis sans église et sans messe pour la sanctification du dimanche, mais j'y supplée de mon mieux, et, regardant tout autour de moi les montagnes surmontées de la voûte du ciel, Je me dis: c’est aussi 1ci le temple de Dieu, adorons-le.
Pendant que j'écris ces lignes, vous êtes à Paray-le-Morial, au pied de l’autel du Sacri- Cœur, demandant des grâces nombreuses et de choix, n’oubliez pas le pauvre voyageur, et nltenez-lui sa bonne part, car il ne veut pas passer inutile sur cette terre.
Avant de quitter St-Francisco, j’ai visité quelques-uns de ses établissements. Le collége des Pères Jésuites donne l’instru:tion à 6 ou 700 élèves. Dans ce pays de l’or, 1e plus grand nombre suivent les cours commerciaux. Les Pères, toujours ingénieux, ont placé dans la classe, une boutique et une banque avec tous leurs accessoires, pour faciliter l’explication aux élèves qui,
1 Par suite d'un peu de fatigue, je dus renoncer à cette intéressante excursion.
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au reste, semblent nés pour comprendre tout ce qui est business (affaires). Quelques-uns suivent les études pour les carrières libérales, et reçoivent au collège leur brevet,-après examen sërieux. Les Pères possèdent un des plus riches cabinets de physique et de chimie, et une belle collection d'histoire naturelle. Non loin de là, les Frères de la Doctrine chrétienne dirigent un vaste établissement d’éducation, appelé collège du Sacré-Cœur.
A une lieue de St-Francisco, sur une colline dominant la baie, les Sœurs de Chariti possèdent une grande maison, vrai palais, à quatre étages, et tout en bois, Les tremblements de terre, fréquents dans ce pays, font préftrer ces sortes de constructions, qui résistent aux secousses, tandis que les maisons de briques s’écroulent, Les Sœurs, dans leur établissement appelé Mount St-Joseph (Mont St-Joseph), ont soin de 400 orphelines, de six à quatorze ans. Un peu plus loin, dans une autre maison, elles soignent 400 bébés, de un jour à six ans. Comme il est vrai pour elles que, renonçant aux joies de la famille, elles trouvent le centuple! au lieu de quelques enfants, elles en ont des centaines. A l’autre bout de la baie, à St-Raphaël, un prêtre réunit autour de lui plusieurs centaines d’orphelins.
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