CALIFORNIE — ALAMEDA
l'opinion publique. Il s’en va de ville en ville, donnant des conférences sur ce sujet et publie le Family defender, Revue mensuelle qui soutient sa thèse et la propage. Il m’a admis dens son intérieur : son fils ainé sera farmer (agriculteur-rentier), le second étudie; des trois charmantes jeunes 1illes, deux faisaient les honneurs de la table, pendant que la troisième était auprôs de sa mère souffrante.
Au retour d’Oakland, j’ai parcouru Alameda, autre partie de la plage qui borde la baie. De nombreux et vastes bains de mer réunissent des milliers de baigneurs ; des jeux de gymnastique, des tonneaux flottants permettent aux plus forts de faire valoir leurs prouesses. Beaucoup de /adies étaient là en spectatrices. Autour des buis, des jeux chinois, des tirs au pistolet, des cirques, des musiques de toutes sortes: on se croirait à une foire à S.-Cloud.
J’ai trouvé à St-Francisco Monseigneur Raymondi, évêque de Hong-Kong (Chine). Il appartient au séminaire des Missions-Etrangéres de Milan, et a été longtemps dar: les iles de lOcéanie, avec les Pères Maristes. Plusieurs de ses compagnons sont morts à la peine ou ont été martyrisés. Monseigneur Raymondi est un ami de nos Conférences. Il en a deux à Hong-Kong ;
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156 St-FRANCISCO — MGR RAYMONDI.
une pour les Européens, l’autre pour les Clunois. I a même créé un cercle catholique pour la jeunesse, et l’a installé dans sa propre maison. Je l’en félicitai et j’admirai son zèle, lorsqu” il me répondit: — « Moi aussi, jaime ma tranquillité, et je préférerais fermer ma porte à 8 heures; par contre, je ne puis la fermer qu’à 11 h.; j'ai le bruit du billard, les danses et la musique ; mais les Cvêques sont responsables des âmes, et Je trouve par l’Œuvre le moyen d’en sauvegarder plusieurs; cela est mon meilleur dédommagement. Plusieurs se plaignent de se trouver isolés et peu compris dans leur mw'nistère ; moi, avec les conférences et le cercle, j’améne tout le monde chez moi, et je les ai tous pour amis.» Monseigneur Raymondi est à St-Frameisco depuis un mois, pour sa santé, et il y restera un autre mois; il d'sire que son passage laisse des traces de bien. Partout il recommande les œuvres de la Se-Enfance et de la Propagation de la Foi; il avait trouvé qu’on donnait ici fort peu pour ces œuvres. Il en est des pays comme des individus , plus ils sont riches, moins ils sont généreux. Il a voulu aussi faire naître ume confcrence de St-Vincent de Paul, sur le sol californien ; ce sers le moyen d’habituer les gens de bien à donner. Hier soir, il a présidé la s‘ance