CALIFORNIE — LE DÉPART
d'installation à la sacristie de l’église française, en présence du Vicaire-Général de l’Orégon. Celui-ci a parlé d’une conférence florissante qu’il a mise sur pied à Portland.
Enfin, me voici à bord du City of Tokio (ville de Tokio). Californie, adieu!
Des masses de chinois encombrent le navire:
ce sont des amis qui accompagnent des amis.
Quelques minutes avant 2 heures, un gros chinois parcourt le pont, frappant sur un disque de métal, c’est le tam-tam ; tous ceux qui ne sont pas passagers s’empressent de partir, et à 2 heures précises, le navire se meut. Les mouchoirs flottent à terre et flottent à bord, tant que l’ œil peut les apercevoir ; puis, nous contournons la presqu’ile sur laquelle repose St-Francisco. Cette presqu’ile, longue de plusieurs lieues et large de deux, est une succession de collines de sable mouvant. Les premiers chercheurs d’or posérent au milieu de ces collines les premières cabanes, et maintenant on y voit une grande ville de 300.000 habitants. Les mines sont en baisse, en ce moment ; les gros filons sont épuisés; c’est pourquoi, les beaux jours pour St-Francisco ont fini aussi. On m’a cité de petits magasins qui se louaient 5 mille francs par mois; la plus petite monnaie était la pièce de dix sous, depuis
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