LA FEMME
une chose. L’autorité paternelle est absolue, le père peut vendre ses filles; les pauvres usent souvent de ce droit. Aussi, contrairement à ce qui arrive en Chine, où les nouveaux-nés de sexe féminin sont jetés à la rue ou à l’eau, ici, on les préfère parce que, arrivées à l’adolescence, elles rapporteront un prix. Le Japonais, comme le Chinois, ne croit pas que la ferame ait une âme. La femme mariée noircit ses dents, ce qui la rend affreusement défigurée; elle fait tous les travaux, même les plus pénibles, jusqu’à piler le riz pour le blanchir, avec d’énormes massues de bois; elle sert son mari et ses garçons, mais dans les classes moyennes et hautes, ni elle ni les filles n’ont le droit de rester à table avec les hommes. Le Japonais a une seule femme légitime, mais il a droit de prendre autant de concubines qu’il en peut nourrir; la religion aussi bien que les institutions du pays l’y autorisent. La concubine est parente au second degré, et ses enfants sont légitimes. Le divorce est facile et fréquent. Il peut être proncacé pour un des 7 motifs suivants: 1° si la femme n’obéit pas au beau-père et à la belle-mère ; 2° si elle est jalouse des concubines ; 3° si elle convoite leurs robes; 4° si elle est malade; 5° si elle est infidèle ; 6° si elle est stérile; 7° si elle parle trop.