‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 129 sur 210 · LE CHOLÉRA · texte numérisé non relu

LE CHOLÉRA

vers Nagasaki. Dans l’île de Kagosima, les habitants ont fait un mannequin et ont promené devant chaque maison infestée aVec un grand bruit et des hurleraents, pour obliger le démon de la maladie à sortir de la maison et à entrer dans le mannequin; la tournéé finie, ils l’ ont jeté à la mer; mais les habitants de l’île voisine étaient tous sur le rivage avec des fourches pour l’empêcher d’accoster. Il y a deux ans, le choléra sévissait plus qu’à l’ordinaire ; les médecins européens donnaient le pétrole pour friction extérieure, et les Japonais l’avalaient; il en est résulté des désordres qu’il a fallu réprimer par la force. La populace, ici comme en Europe, en semblable circonstance, accusait les médecins de complots pour tuer les pauvres.

Maintenant que j’ai raconté ce que j’ai vu et appris du Japon, je vais rapidement indiquer l’emploi de mon tenps.

Le jeudi 25 août, arrivée à Yokohama, vers 6 heures du soir. Tohu-bohu général au débarquement, surtout en ce qui concerne les Chinois. Pour les Européens, iis montent dans un des steamers des différents tôtels, qui remplacent ici les omnibus, et sont déposés au quai pour les formalités de la douane. Celle-ci est bénigne, et d’ordinaire, ne fait pas ouvrir les malles. Des nuées

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