LES RAPIDES DR TAMBA
louons un bateau pour les remonter en partie. Trois hommes, attelés chacun à ure ficelle, tirent le bateau en se frayant un chemin entre les rochers et les buissons de la côte, un quatrième reste dedans avec nous. À un point donné, ils traversent le courant avec une habileté extraordinaire, empêchant avec leurs longs bambous le bateau de chavirer, puis il nous tirent en suivant Pautre bord; mais les ficelles s’embarrassent dans les broussailles, et, à un moment donné, nous ne sommes plus retenus que par un brin d’arbuste, que le batelier sorre entre ses mains. Imaginezvous le Paillon arrivant dans sa fureur, et nous, le remontant sur un petit bateau.
Un garçon d’une douzaine d’années était le plus vaillant. Arrivés à un endroit où l’eau bouillonnaït et tourbillonait, je vois le danger sérieux et donne ordre de rebrousser chemin. La barque est emportée dans le tourbillon, et les vagues l’inondent, mais les bateliers, par une rapide manœuvre, la dégagent en baïtant l’onde de leur bambou, et nous sommes emportés avec une rapidité vertigineuse vers notre lieu de départ. C’est bon pour ceux qui aiment les émotions ; je n’en étais pas plus fier!
Nous retournons déjeuner à l’hôtel, et à 2 h. nous partons pour Nara à 12 lieues de distance.
DT
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