ARRIVÉE A NARA
En traversant la ville, je demande partout où sont les missionnaires français: impossible de les découvrir ; on me conduit chez le missionnaire américain. Enfin, après bien des détours, j’ arrive au centre de la ville et à la maison du P. Villion.
Il était à la retraite à Osaka. Il paraît que ce bon père contredit les bonzes en public, les confond devant le peuple; c’est pourquoi ceux-ci lui ont créé mille difficultés, et il est obligé de quitter le quartier.
Nos djinrikisha font 2 lieues à l’heure, mais c’est l’équinoxe ; la pluie tombe toujours et les routes sont partout défoncées ; enfin, la nuit nous surprend quand il nous reste encore ? lieues à faire. C’est un miracle que nous r’ayons pas été culbutés dans quelque precipice, malgré les lanternes.
A Nara, je demande à prendre d’autres djinrikisha pour les 12 lieues qui nous restent à faire le lendemain ; nos hommes étant fatigués je craignais du retard ; mais la maîtresse de l’hôtel nous dit que, si elle cherche d’autres conducteurs, les premiers ne lui amèneront plus personne ; nous gardons donc nos premiers hommes.
Pendant qu’on nous prépare le souper, et qu’on examine notre passeport, un marchant d’antiquailles vient nous exhiber quantité de sabres et
EL y j
\ TAN hp, 4