NEW-YORK
a à l’ouest la rivière de l’Hvdson, large d’un kilomètre. Là sont amarrés les plus grands navires qui arrivent de toutes les parties du monde; à l’est, un bras de mer est appelé la rivière de l'Est; elle est large aussi d’un kilomètre êt parsemée de plusieurs îles de diverses dimensions; au sud se diploie l’ile appelée Staten-Island, laissant, entre elle et la ville proprement dite, une immense baie, trois fois grande comme celle de Toulon, et aussi bien réparée. Au-delà du détroit formé par les deux pointes rapprochées de Staten et de Long-Island, se trouve une autre. vaste baie appelée exterior Bay, ou Baie extérieure, beaucoup plus grande et moins protégée, qui sert comme d’avant-port à la baie intérieure. Il y a 40 ans, la ville de New-York comptait à pein) 200.000 habitants; les rues de la partie de la ville qui remonte à cetté époque ont des noms particuliers; mais ensuite le développement a été si rapide qu’il semblait impossible de trouver autant de milliers de noms qu’il en fallait pour les rues nouvelles: on a adopté le système de les appeler par ruméros. Onze grandes rues, larges de 40 mètres, vont du sud au nord dans toute la longueur de la ville et s’ appellent Avenues n° 1, n° 2 et jusqu’à n° 11. Ces avenues sont coupées, de l’ Est
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à l’Ouest, à. angle droit, par 150 autres rues appelées n° 1, n° 2, n° 3, etc; la 6" avenue, étant considérée comme centre, on distingue les rues à droite par le mot Esf et à gauche par le mot Ouest’. Ainsi, dans une adresse, on place d’abord le numéro de la porte, puis celui de la rue et l’o= rientation.
Vers le milieu de la ville, un superbe Parc de 4 milles de long sur 1/2 mille de large s’appelle Central parc; c’est un labyrinthe de forêts, de lacs et de prairies, de monticules et de vallées avec ornementation de statues de bronze, kiosques pour la musique, cafés, etc. C’est là que,les bonnes viennent garder les enfants, que les amoureux viennent rêver le bonheur; les cavaliers fringants ont aussi leurs allées, et les Zadies, étendues dans leurs landaus, se promènent, pendant que leurs maris accumulent l’argent dans les banques.
La partie nord de la ville est relativement tranquille, etses rues bordées de petites maisons à deux étages, avec perron et petit jardin, ressemblent assez aux rues des villes anglaises ; mais la partie sud, occupée par les administrations, les banques et le commerce, est entièrement ce qu’ est la Cité à Londres: un mouvement dont on n’a pas ‘d’idée, un bruit à vous étourdir, et pour-