NEW=—YORK — LES IMMIGRANTS
M. Jamme l’ancien secrétaire du Conseil que.
j'avais connu à Paris. Il'y était venu tout exprès pour une assemblée générale des Conférences convoquées par M. Baudon. Il me présente à son ami, M. Hoguet: celui-ci préside la Zmmigrant-Inaustrial Saving Bank, caisse d’épargne pour les Immigrants, qui a déjà en dépôt plus de 100 millions de francs. Avec une bonté sans mesure , il met son équipage à notre disposition. M. Lynch est lui-même président de la société protectrice des Immigrants et me fait visiter tous les établissements créés par cette société,
C’est d’abord un immense local destiné à les recevoir au débarquement. Ure moyenne de quinze cents à deux mille immigrants est déposée chaque jour par les divers navires venant de l’Europe; ce sont des Anglais, des Italiens, des Espagnols, mais surtout des Allemands qui fuient la conscription, et des Norvégiens, des Danois, des Suédois qui fuient les glaces de leur pays. Ces pauvres gens étaient jadis exploités de toute manière ; maintenant, grâce aux dispositions prises par la Société, ils peuvent avoir un gîte gratuit en arrivant, être renseignés sur toutes choses et prendre la direction qu’ils désirent. Un grand nombre s’en vont vers le Centre ou l’ Ouest,
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