NEW-YORK — LE MÉNAGE
m'a fait l’accueil le plus hospitalier, elle a 4 fils. Elle n’était pas mariée lorsque j’ai connu son mari à Paris, mais l’année suivante, elle fit son voyage de noces en Europe et passa trois jours à Nice. Son aîné a six ans et son cadet un an; celui-ci pleure et l’aîné le berce. Madame Jamme ne parle que l’anglais ; elle me met au courant des choses du ménage. 1l est difficile ici d’avoir des domestiques ; le gage habituel est 80 francs par mois, les cuisiniers dans les bonnes familles gagnent de trois à cinq cents francs par mois ; dans les hôtels, dix mille fr. par an ; ils sont presque tous français ; ils font la noce et s’ils sont malades, ils vont à l’hôpital. Les objets de comestibles ont à peu près le même prix qu’ en Europe; les loyers sont fort chers en ville ; aussi on entasse les pauvres gens par 50 familles dans de petites maisons. Les fortunes modestes se logent à Brooklyn, à Jersey, à Staten-Island où on paie deux à trois mille francs pour la location d’une petite maison.
La main d'œuvre est chère, le moindre ouvrier gagne ? dollars par jour, la voiture à un cheval et pour une personne se paye à francs l’heure, le maçon gagne 15 à 20 francs par jour.
C’est à Staten-Island que se trouvait l’hôpital de la Quarantaine pour les malades sortant