‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 48 sur 210 · NEW-YORK -— LA QUARANTAINE · texte numérisé non relu

NEW-YORK -— LA QUARANTAINE

des navires; cela gênait le développement de la ville et portait atteinte à la valeur de la propriété ; les habitants réclamaient depuis longtemps et ne recevaient que des promesses; ici on s’en contente peu. On eut recours à un moyen plus sûr et plus expéditif; tous se concertèrent, les plus hardis, masqués, mirent une belle nuit le feu aux quatre coins de l’hôpital, toute la population accourut pour le sauvetage; on déposa les malades sous les arbres des allées voisines, on fit sortir les médecins, et l’hôpital disparut. L’enquête constata que le concert était si parfait qu’il fût impossible de faire déclarer les coupables. Depuis on a formé, dans la baie extérieure, une petite ile où s’ élève l’hôpital de la Quarantaine. Les malades atteints de la fièvre jaune sont dans un hôpital flottant. |

A deux lieues de Staten-Island, des raffineries de pétrole gênent encore les habitants, lorsque le vent porte vers eux la désagréable odeur du pétrole ; on a averti les raffineurs, mais ceux-ci ne comprendront qu’après que leur établisement aura flambé.

Le pétrole est amené ici de Pittsburg et des environs par les chemins de fer, et en outre, par une canalisation qui traverse à New-York la rivière de l’Est et va remplir les bassins audessus de Brooklyn. Là aussi sont de grandes

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