LE CRICKET
qui a lieu à Londres, et dont l’institution remonte à plus d’un siècle; le Parlement même prend vacances pour y assister : un député a réclamé et demandé de continuer les séances; les votants ont rejeté la proposition, et les députés, comme les autres, sont venus sur le terrain donner le triste spectacle de paris scandaleux. La manie du pari est telle que, dans mon wagon, un Anglais me propose de parier 1.000 livres sterlings, contre 500, sur tel cheval americain contre tel cheval anglais; il regarde sa montre : « La course va commencer à Londres, me dit-il, le télégraphe nous en dira le résultat à Leeds, hâtons-nous de parier. » Je lui ai répondu par un éclat de rire; il s’est fâché et a voulu me chercher, à propos de Tunis, une querelle d’Allemand ; heureusement que sa femme était là ; les ladies sont plus pacifiques ; elle a arrêté l’ardeur belliqueuse de son mari. |
Le Cricket va de pair avec les races ; les délégués des colléges d’Eton et de Harrow étaient en train de donner spectacle à la population de Londres; elle se pressait sur la prairie pour savoir qui aurait lé plus de points; mais sonvent un jour et deux se passent avant que la partie soit finie. Certes, c’est bien là un engouement qui paraît inexplicable ; mais il est excellent en