‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 73 sur 210 · LE LAC SENECA · texte numérisé non relu

LE LAC SENECA

de violon, flûte, piano et orgue nous donne de la musique jusque bien avant dans la nuit. Le matin à 4 heures, j’étais dans la profonde gorge de la montagne; la porte était fermée; j’escalade et j'arrive à pénétrer, et seul, je parcours le petit sentier au fond du ravin. Les parois de la montagne se resserrent et se rouvrent durant une heure. Un beau courant d’eau se joue en mille cascades et forme de larges bassins qui donnent envie de s’y baigner. On a placé des échaffaudages et des échelles pour aller jusqu’au bout, comme dans la célèbre gorge de Dioza que nous avons visitée au retour du Mont Blanc. Je grimpe sur une montagne pour admirer le vaste et gracieux panorama du lac Seneca; je redescends par une colline boisée et parsemée de tombeaux, ei, après trois heures de course, j’arrive à temps pour saisir au vol l’omnibus de l’hôtel. À 7 heures, j’étais sur le steamer qui doit me porter à l’autre bout du lac. Je prends à la hâte mon déjeuner sur le bateau, puis j’admire les beaux coteaux plantés de vignes et un autre glen que traverse un pont de chemin de fer. Il me semble voguer sur le lac de Zurich. A 11 heures, nous débarquons à Geneva, et là, après un lunch pris à la hâte, je prends le train qui me dépose le soir à Niagara falls, et je vais

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