CHICAGO — LES PETITES SŒURS
pu avoir la grand’messe à la Cathédrale, puis trouver M. Mac-Mullen, le président du Conseil des Conférences de St-Vincent de Paul. Il était à diner avec sa famille; il me fit peu attendre et envoya atteler son cheval pour me conduire visiter les principaux établissements religieux. Apprenant que je n’avais pas encore diné, i! me fit servir un lunch par sa gracieuse femme qui tout le temps m’appelait brother (frère). Je caressais ses six charmants garçons et fillettes; puis nous voilà partis pour la maison des petites-Sœurs des pauvres. Elles sont douze et toutes françaises. La Supérieure s’est rendue er France pour la retraite. C’est en France aussi que les novices américaines font leur noviciat. Ces admirables religieuses ont été appelées ici par les Confrères de St-Vincent de Paul, et elles nommaiïient M. Mac-Mullen leur père. Elles ne sont arrivées que depuis trois ans, et déjà elles ont construit une maison qui abrite cent vieillards, hommes et femmes, sur un terrain qui à coûté 120 mille francs. Pour elles, comme pour don Bosco, se vérifie la promesse divine: que les moyens matériels sont le surplus, que le Père céleste enverra toujours. Ces bonnes sœurs sont heureuses de voir un français, et de pouvoir parler la langue de la patrie. Le bon Mac-Mullen, qui leur
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