‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 79 sur 210 · CHICAGO — LE STOCK-YARD · texte numérisé non relu

CHICAGO — LE STOCK-YARD

au salon. Le mariage étant entre protestant et catholique, il ne pouvait avoir lieu à l’église, et il le bénissait chez lui. Mous le laissons donc à sa besogne pour nous rendre chez l’ Archevêque, mais ii était absent; je rentre alors à l’hôtel prendre un repos bien nécessaire, car la nuit précédente avait été passée en chemin de fer.

11 juillet.

Il me faut une heure d’omnibus pour arriver au fameux Union Stock- Yard, avec une lettre de M. Mac-Mulien pour ses amis. Ceux-ci se mettent à ma disposition, et me font parcourir le vaste enclos qui peut contenir vingt-cinq mille bœuf, cent mille cochons, vingt-deux mille moutons et douze cents chevaux. Le commerce des animaux se fait ici sur une immense échelle; on paie un schelling à la Compagnie pour chaque tête d’animal reçu dans l’enceinte. Tous les jours, ils arrivent par milliers, sont vendus et partent das toutes les directions. Mais des milliers aussi sont tués et préparés dans d’immenses usines qui entourent le parc. J’ai voulu visiter une de ces usines ; c’est curieux, mais horrible. En quelques minutes, j’ai vu entrer des centaines de porcs, je les ai vus élever par une patte, égorger, tomber dans l’eau bouillante, passer sous la machine

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