‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 8 sur 210 · LE MENU · texte numérisé non relu

LE MENU

Ma dernière et première lettre me laissait hier à Liverpool, au moment de l’embarquement. j’ai trouvé à bord une soixantaine de passagers dé première classe; chacun de nous en a trouvé à table la liste imprimée sur sa serviette. Les passagers de 2% classe sont moins nombreux; mais les émigrants se comptent par centaines; le navire peut en porter neuf cents.

Je parcours le pont: çà et là des familles entières, avec leurs nombreux petits enfants, demeurent accroupies les unes sur les autres; les divers costumes indiquent les diverses nationalités, Anglais, Ecossais, Allemands, Norvégiens. Ici bon nombre d’Irlandais arrivent de tous les points de leur île et augmentent fort le contingent.

Je ne sais pas pourquoi, hier, on nous a forcés de monter sur le navire à 4 heures; nous ne sommes partis qu’à 10 heures: est-ce la marée qui le voulait ainsi? Dans notre Méditerranée, nous ne connaissons aucun de ces ménagements. A 6 heures, on sonne le diner; de jolis petits canaris, dans leurs cages suspendues au milieu de plantes, égaient la compagnie. La carte est barbouillée en anglais: je ne trouve meilleur moyen de me tirer d’affaire que de demander ce que demande mon voisin ; mais parfois il y a méprise.

Point de liquide sur table; les uns demandent

Î 1h it dl

EE

Page 1