CONCLUSIONS
I. L’ophtalmie granuleuse, connue dès la plus haute antiquité, existait à Lyon à l’époque gallo-romaine, comme le témoignent les cachets d'oculistes, sous les noms de aspritudo et impetus lippitudinis.
IT. — Il n'existe aucun document permettant d’établir d'une façon certaine l'identité et l'origine des oculistes. On est certain que ces oculistes n'étaient pas attachés aux armées. Il est impossible de savoir à quelle époque exacte le trachome a commencé ses
ravages à Lyon.
IIT. Trois grands facteurs d'ordre spécial (militaire, commercial, religieux) permettent d'expliquer la présence du fléau dans la ville :
1° La Cohorte en garnison à Lyon aurait permuté avec celle de Carthage au début du rr° siècle {époque de laquelle semblent dater les cachets). Des soldats isiaques ont laissé des souvenirs dans les environs de la ville.
Sous les SÉvERE, la garnison est composée de quatre détachements fournis par les légions du Rhin, dont les
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Nage soldats ayant fait les guerres de la République et de l'Empire, pouvaient être porteurs du mal.
Or, l’ophtalmie existait dans le Nord de l'Afrique et en Orient.
o° Grand centre administratif et commercial, Lyon était peuplé d’esclaves de toutes races, et le commerce se faisait avec l'Orient.
3° Pour les grandes fêtes païennes et les jeux, une foule de tous pays remplissait la ville.
Plus tard, les premiers chrétiens de Lyon étaient des Orientaux.
IV. De nos jours, si le trachome reste un fléau en Egypte par sa fréquence (50 à 93 ‘/,) et sa cause de cécité, à Lyon, il est d'observation peu fréquente actuellement (0,4 °/,), d'après les statistiques de la Clinique de M. le professeur RoLLerT.
nd A 1 LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, Errexne ROLLET Vu :