‹ Le Trachome à LugdunumChapitre 17 sur 18 · LE D · texte numérisé non relu

LE D

gieuses qui se renouvelaient à époques fixes. Nous voulons parler des fêtes se déroulant à l'autel de Rome et d'Auguste. Cet autel avait été élevé à Lyon par les Gaulois, en signe de leur alliance avec les Romains. En outre, Lyon possédait encore de nombreux temples. Le plus célèbre était celui de Diane, dont les colonnes de marbre, d’une seule pièce, font actuellement le plus bel ornement de la clôture du chœur de la basilique d’Ainay.

Un tel foyer de paganisme ne pouvait manquer de devenir un foyer d’action pour les premiers chrétiens: aussi ne tarde-t-on pas à voir le christianisme se developper très rapidement. La plupart de ceux qui ont apporié le christianisme à Lugdunum et contribué à son extension élaient d'origine orientale, nous n'en prenons comme exemples que le médecin Alexandre le Phrygien et le plus célèbre de tous, le père de l'Eglise de Lyon, saint Pothin, venu de Smyrne, au début du 11° siècle.

L'importance de Lugdunum au point de vue administratif, commercial et religieux, aussi bien que sa situation militaire montrent bien que Lyon était ouvert à toutes les infections venant d'Afrique, d'Orient, par le Rhône; du Rhin, de la Bretagne et de l'Espagne, par les grandes voies romaines dont les vestiges de plusieurs existent encore.

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